Economie d’énergie au supermarché

Pascal Stiens, Energy Consultant chez ENGIE Electrabel

Pascal Stiens, Energy Consultant chez ENGIE Electrabel

Bien sûr, qui dit gestion raisonnable de l’énergie, dit réduction maximale des coûts, mais ce n’est pas tout. Le grand défi consiste à savoir comment intégrer cette approche dans la réalité du supermarché contemporain.

Comme ce fut le cas antérieurement dans d’autres secteurs – celui de la mode en tête -, l’accent au supermarché est de plus en plus mis sur les spots et l’éclairage accentué. Plutôt que de fixer l’attention sur le magasin, les produits occupent davantage une place centrale. Une caractéristique typiquement belge est de voir les supermarchés proposer de plus en plus de produits de luxe. Ceux-ci doivent être mis en valeur d’une manière distincte, entendez par là: par un éclairage adapté. Puisque l’éclairage est devenu un aspect de plus en plus important de l’expérience vécue en magasin, ce chapitre consacré à l’énergie doit être abordé d’une manière différente. Les préoccupations économiques ne peuvent nuire à l’impression du consommateur. Tous deux ne peuvent s’opposer. Mais la recherche d’un juste milieu est en l’occurrence le grand défi par excellence.

Le soleil pour allié
Sur le plan technologique, il existe un grand allié naturel. Il mesure 1393 millions de kilomètres de diamètre et compte de nombreuses années au compteur: le soleil. Les nombreuses études menées ne mentent pas. La lumière du jour a un effet bénéfique sur les gens qui travaillent à l’intérieur, ils dorment mieux, leur vitalité est supérieure à la moyenne et l’absentéisme est plus faible. Et plus important encore dans toute cette histoire: la lumière du jour est gratuite. On rencontre trop souvent des cas où l’on utilise une lumière artificielle alors qu’elle n’est pas indispensable. L’inconvénient, c’est de nouveau la difficulté de maintenir la même ambiance avec la météo changeante.

Poste d’économie
Bien sûr, il faut plus que le soleil et c’est là qu’apparaît le poste financier. “On ne se rend pas toujours compte de l’ampleur de la part qu’occupe l’éclairage dans la facture d’électricité totale d’un supermarché”, affirme Pascal Stiens, Energy Consultant chez ENGIE Electrabel. Les chiffres présentent des divergences considérables. De plus, ce qui est valable pour la grande distribution ne peut pas être projeté comme ça sur le cas spécifique d’un supermarché. S’il faut refroidir, par définition donc, cette part diminue. Oui, mais. Faut-il préciser que l’éclairage peut être un poste d’économie considérable? “Les situations peuvent bien sûr fortement diverger mais selon le cas, cela peut générer une économie de 25 à 75%”, affirme Stiens. “En fin de compte, il ne faut pas uniquement regarder la consommation en tant que telle, un éclairage adapté peut aussi très bien engendrer des frais d’entretien moins élevés.”

Le LED est la norme
Malgré tous les préjugés (injustes), l’ère du LED est un fait. Les chiffres varient mais un avantage de 30% par rapport au néon est plausible. D’autres exemples révèlent une économie encore plus rigoureuse. Ce qui a cependant contribué surtout au succès du LED, c’est le potentiel technique qui s’est de plus en plus élargi. Contrairement à jadis, on peut obtenir différentes sortes de lumière (chaude) avec le LED et la gradation avec variateur n’est plus un handicap. Et ce qui est pratique pour un supermarché: les rayons UV au-dessus d’un rayon frais entraînent une dégradation plus rapide des produits. Avec le LED, ce défaut est éradiqué. Mais comme on l’a dit, la technologie – aussi importante soit-elle – n’est qu’un des éléments de l’équation …

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